Retour à l'enseignement.
Une deuxième rencontre enrichit encore son parcours : celle
avec Thierry Lothmann, qui dirige une dizaine de salons dans le
Pas-de-Calais et créera par la suite un réseau de
franchise. Lionel Dulchain devient très vite responsable
de la formation de la société. L'enseignement, toujours
! Plus tard, le coiffeur fait naturellement entrer ses propres
salons dans le réseau, le premier sous l'enseigne Styliste
Créateur Thierry Lothmann, les autres sous l'enseigne Valentin
c'est malin, et occupe en parallèle le poste de responsable
artistique. " Depuis deux ans, nous avons créé
un studio à Paris, qui travaille pour des magazines comme
Vogue, Femme actuelle, pour les émissions de Thierry Ardisson
et C'est mon choix ", explique Lionel Dulchain.
L'activité
artistique est concentrée sur les week-ends, et Lionel
Dulchain rentre en province en milieu de semaine prendre le pouls
de ses cinq salons de coiffure et de ses 25 salariés."
Dans le réseau, notre gestion est efficace, les règles
du jeu bien précises. Nos collaborateurs sont formés
aux derniers produits, et nous essayons d'être au top techniquement".
Le
concept, quant à lui, se veut résolument humain
: les clientes choisissent leur coiffeur, l'ambiance est chaleureuse…
Et malgré ses autres fonctions, Lionel Dulchain tient à
conserver l'image du coiffeur traditionnel. "Cette activité
me permet de me ressourcer, confie-t-il. Nous travaillons entre
amis et avec plaisir, même lorsque les semaines représentent
soixante-dix ou quatre-vingts heures de travail !"
Aller
toujours de l'avant. Lionel Dulchain court toujours, des projets
plein la tête. Il envisage, la création d'un sixième
salon dans une galerie marchande, puisque l'opportunité
se présente ! Cette année, il a participé
à la deuxième édition des Pavillons d'or
du commerce et des services, un concours organisé par les
six CCI du Pas-de-Calais. Son dossier portait, notamment, sur
la gestion et le management des entreprises. "J'ai eu la
joie d'être élu comme entreprise sein et évolutive".
En effet, si l'homme est artiste, en studio, lorsqu'il coiffe
ou transmet son savoir-faire, il est aussi chef d'entreprise,
gestionnaire et manager. A la loupe, il suit ses stocks, forme
ses équipes pour qu'elles soient performantes. A 50 ans,
c'est un parcours sans faute. Et l'histoire est loin d'être
finie!